En Suisse, plus de 13 milliards de francs d’avoirs de 2e pilier dorment sur des comptes dont les titulaires ont perdu la trace, répartis sur environ 1,4 million de comptes. Ces sommes ne sont pas perdues, elles appartiennent toujours à quelqu’un. Simplement, personne ne vient les réclamer.
Si vous avez changé d’employeur, connu une période de chômage, interrompu votre activité ou quitté la Suisse au cours de votre carrière, il est possible qu’une partie de cet argent vous appartienne. Et si vos avoirs sont bien là où vous le pensez, ils dorment peut-être à un taux qui frôle le zéro.
Nos conseillers effectuent cette recherche pour vous, gratuitement, et vous disent exactement où en sont vos avoirs.
Pourquoi des avoirs de 2e pilier se perdent
Le mécanisme est simple, et il n’a rien d’exceptionnel.
Tant que vous êtes salarié en Suisse, votre employeur vous affilie à une caisse de pension. Le jour où vous quittez cet emploi sans en reprendre un autre immédiatement, vos avoirs doivent être placés sur un compte ou une police de libre passage, et c’est à vous d’indiquer où. Si vous ne donnez aucune instruction, votre ancienne caisse transfère l’argent à la Fondation institution supplétive LPP, au plus tôt six mois après la fin de votre contrat.
Le problème n’est pas le transfert, il est parfaitement légal. Le problème est que la caisse ne communique souvent pas votre adresse au moment de ce transfert. Vos avoirs continuent alors d’exister à votre nom, mais plus personne ne vous écrit pour vous le rappeler. Fin 2022, 62 pour cent des comptes gérés par l’institution supplétive étaient dans cette situation.
Les situations qui déclenchent ce scénario sont plus courantes qu’on ne l’imagine :
Un changement d’employeur mal suivi, une période de chômage, même brève, un congé sabbatique ou une interruption pour élever un enfant, le passage au statut d’indépendant, un divorce, un départ définitif de Suisse.
Les personnes les plus concernées sont celles qui ont connu plusieurs employeurs, plusieurs statuts, ou des missions courtes. À Genève et dans le canton de Vaud, cela vise en particulier les parcours frontaliers et les carrières internationales.
Nous recherchons vos avoirs à votre place
La recherche officielle est gratuite et vous pouvez l’effectuer vous même auprès de la Centrale du 2e pilier, rattachée au Fonds de garantie LPP. Nous ne vous cacherons pas cette information : c’est un service public, et il est accessible à tous.
Ce que nous apportons, c’est le reste.
La démarche officielle demande de constituer un dossier, de fournir les bonnes pièces, puis d’attendre une réponse qui peut prendre jusqu’à trois mois. Elle vous indique si des avoirs existent à votre nom. Elle ne vous dit pas ce qu’il faut en faire, ni si votre situation actuelle est optimale, ni quelles conséquences fiscales aura chaque option.
Concrètement, nos conseillers constituent et déposent votre demande de recherche auprès des organismes compétents, avec un mandat de représentation que vous signez.
Ils analysent ensuite les résultats et vous les présentent clairement, avec le montant, l’institution qui les détient et leur rémunération actuelle.
Ils vous proposent alors de regrouper ces avoirs sur une solution mieux rémunérée (si c’est pertinent), en tenant compte de votre âge, de votre horizon et de vos projets.
De plus, nos conseillers vérifient au passage la cohérence de l’ensemble de votre prévoyance, puisque des avoirs oubliés faussent toutes vos projections de retraite.
La recherche ne vous coûte rien et ne vous engage à rien. Votre caisse de pension actuelle n’est jamais concernée par cette démarche.
Retrouver vos avoirs ne suffit pas, encore faut il bien les placer
C’est le point que la plupart des gens découvrent trop tard.
La Fondation institution supplétive remplit parfaitement son rôle de coffre fort, et votre capital y est garanti. Mais elle place ces avoirs de façon extrêmement prudente, et la rémunération servie sur les comptes de libre passage y est proche de zéro. Sur dix ou quinze ans, la différence avec une solution choisie activement se compte en milliers de francs.
Il existe des comptes de libre passage bancaires, qui fonctionnent comme une épargne bloquée et rémunérée à un taux modeste. Ils dépannent sur une transition de quelques mois à un an, guère plus.
La police de libre passage auprès d’un assureur répond à une logique différente, et c’est celle que nous privilégions pour la plupart des situations.
Elle apporte d’abord une protection que le compte bancaire n’offre pas. Sur un compte, votre capital est simplement transmis à vos proches en cas de décès. Une police permet d’y adosser de véritables prestations en cas de décès ou d’invalidité, ce qui compte particulièrement pendant les périodes de transition, chômage ou indépendance, précisément là où vous n’êtes plus couvert par une caisse de pension d’employeur.
Elle donne ensuite accès à des solutions investies, dont l’horizon est calibré sur votre situation. Sur une longue période, un départ à l’étranger à quarante ans par exemple, l’écart de performance devient déterminant. La part investie évolue avec les marchés, et c’est justement le rôle de votre conseiller de calibrer cette part selon votre âge, votre horizon et votre tolérance.
Ces avoirs font partie intégrante de vos revenus futurs et méritent d’être intégrés à votre planification retraite au même titre que votre AVS et votre 3e pilier.
Deux détails qui comptent, et que peu de personnes connaissent : le canton du siège de l’institution détermine l’impôt prélevé le jour où vous demanderez un versement en capital, ce qui mérite d’être anticipé plutôt que découvert. Et la loi vous autorise à répartir vos avoirs entre deux institutions au maximum, ce qui permet d’échelonner un futur retrait sur deux années fiscales et de limiter la progressivité de l’impôt.
Frontaliers et départ de Suisse : la règle qui surprend
Ce point concerne directement une grande partie des personnes actives à Genève, et il est très souvent mal compris.
Beaucoup pensent qu’en quittant la Suisse, ils récupèrent l’intégralité de leur 2e pilier. Ce n’est vrai que dans certains cas.
Votre avoir se divise en deux parts, toutes deux visibles sur votre certificat de prévoyance. La part obligatoire correspond au minimum légal imposé par la LPP. La part surobligatoire correspond à tout ce que votre caisse a constitué au delà de ce minimum.
Si vous partez vous établir dans un pays de l’Union européenne ou de l’AELE, France comprise, et que vous y êtes soumis à une assurance obligatoire pour la vieillesse, l’invalidité et le décès, seule la part surobligatoire peut vous être versée en capital. La part obligatoire reste bloquée en Suisse, sur un compte de libre passage, jusqu’à l’âge de la retraite. La logique de cette règle est une coordination entre systèmes : la Suisse considère que cette part joue le même rôle que les cotisations obligatoires auxquelles vous serez désormais soumis dans votre pays de résidence.
Si vous partez en dehors de la zone UE et AELE, la totalité de votre avoir peut être retirée.
C’est précisément pour cette raison que de nombreux frontaliers conservent un compte de libre passage actif pendant des années après avoir quitté la Suisse, souvent sans le suivre. Si votre projet de départ est proche, consultez notre article détaillé sur les conditions de retrait du 2e pilier et leur traitement fiscal.
Questions fréquentes sur la recherche d’avoirs LPP
La recherche est elle vraiment gratuite ?
Oui. Ni la recherche ni l’analyse des résultats ne vous sont facturées, et vous n’avez aucune obligation de donner suite.
Quels documents devez vous me demander ?
Vos coordonnées, votre numéro AVS que vous trouverez sur votre carte d’assurance maladie, une copie de votre pièce d’identité et votre signature sur le mandat de représentation. Aucune information bancaire n’est nécessaire.
Combien de temps prend la recherche ?
Comptez jusqu’à trois mois pour obtenir une réponse complète des organismes concernés. Le regroupement éventuel des avoirs demande ensuite quelques semaines supplémentaires.
Ma caisse de pension actuelle est elle concernée ?
Non. La recherche porte uniquement sur les avoirs issus de vos emplois passés. Votre affiliation en cours n’est ni interrogée ni modifiée.
Puis je faire cette démarche moi même ?
Oui, et nous vous le disons volontiers. La Centrale du 2e pilier accepte les demandes directes. Notre valeur ajoutée est ailleurs : dans l’analyse de ce que la recherche révèle et dans les décisions à prendre ensuite.
Un frontalier peut il ouvrir un compte de libre passage ?
Oui. Le lieu de résidence n’a aucune incidence sur cette possibilité.
Que se passe t il si je retrouve un emploi en Suisse ?
Vos avoirs de libre passage doivent en principe être transférés dans la caisse de votre nouvel employeur. C’est à vous de signaler leur existence, votre nouvelle caisse n’en a pas connaissance.
























